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Jurnalism -
Istoria comunismului
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Luni, 28 Decembrie 2009 16:53 |
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Les conséquences négatives d’une amnésie sociale tenace ne doivent pas être sous-estimées. L’absence de débat véritable et d’analyses posées sur le passé (y compris la reconnaissance par l’Etat, au plus haut niveau, des crimes contre l’humanité commis par les dictatures communistes) alimente un mécontentement silencieux – ou pas –, voire la révolte, qui permet à de nouveaux démagogues d’accéder à leur tour au pouvoir. A titre d’exemple, on peut citer Vladimir Poutine en Russie. Un ingrédient essentiel de la légitimité de sa «démocratie dirigée» est l’amnésie institutionnalisée, la falsification de l’histoire du XXe siècle, du passé soviétique et en particulier du ou des génocides staliniens.
L’après-communisme a donné naissance à «une nouvelle langue de bois de la politique publique qui n’a que peu de sens ou d’intérêt pour de nombreux citoyens» (Tony Judt). Il est pourtant essentiel de se souvenir que les «illusions» mêmes de 1989 sur l’avenir étaient l’une des causes principales de la défaite du léninisme. 1989 a été l’année où la plupart des Européens de l’Est ont cessé d’avoir peur, où leur frustration morale et impuissance politique ont disparu et où ils ont retrouvé une place centrale dans la sphère politique. Le fait est, pour preuve de cette affirmation, que la plupart des scénarios de cauchemar prévus pour cette région – ressuscitéssur fond des guerres en Yougoslavie – se sont avérés faux. En conclusion, je pense que les leçons des révolutions de 1989 sont, sans l’ombre d’un doute, des arguments en faveur des valeurs qui définissent aujourd’hui la démocratie. Traduction: Julia Gallin
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